Réprimander publiquement ou en privé? par Andrew Strom

alte Bibel
Image by Joachim S. Müller via Flickr

Certains chrétiens prétendent que les remarques ou questions sur les ministères devraient toujours être faites en privé – et seulement aux leaders concernés – mais jamais en public. (Il est important de noter que cette pratique bien qu’ayant été pratiquée vis-à-vis des leaders apostoliques ou prophétiques au cours des années, est généralement restée infructueuse). Quoiqu’il en soit, je crains de ne pouvoir admettre que la tromperie publique, soit seulement dénoncée à huis clos. Il me semble que cette situation favorise la multiplication des faux enseignements. Dans les Ecritures, nous voyons clairement qu’il y a des occasions où la correction privée est appropriée et d’autres occasions où la réprimande publique est nécessaire.
Il y a l’approche tranquille de «Matthieu 18» mais il y a aussi les autres. Après tout, ne devrions nous pas avoir en priorité dans notre esprit, l’amour et le soin des précieuses brebis? Sommes nous juste supposés ne rien dire et laisser le levain se propager et s’étendre ?

Nous ne devons pas oublier que dans le Nouveau Testament les anciens ont commandé de corriger sévèrement (Tite 1:13) et de réprimander publiquement le péché (1 Tim 5:20), même si dans 2 Tim 2:24-26 ils ont dit de le faire avec humilité. Rappelez vous, l’apôtre Paul réprimandant publiquement Pierre dans Galates 2 pour son hypocrisie, Jésus réprimandant ouvertement Pierre dans Matthieu et Il a même fouetté publiquement les vendeurs du temple dans Marc (pour avoir fait de la maison de Dieu un repaire de voleurs). Dans des cas extrêmes l’apôtre Paul écrivait vraiment à chacun, qu’il livrait certains à Satan afin qu’ils soient corrigés. (voir 1 Cor 5 et 1 Tim 1:20). La Bible est très claire: une de nos fonctions principales est de mettre en lumière les œuvres des ténèbres. (Eph 5:11). Dans 1 Cor 4:21 Paul demande aux gens: «Que voulez-vous? Que j’aille chez vous avec une verge, ou avec amour?» Le même apôtre utilise «la hardiesse» dans 2 Cor 10:1 et dit qu’il n’épargnera personne dans 2 Cor 13:1-2.

Beaucoup de Chrétiens insistent sur la mise en pratique de Matthieu 18.15-17 quelle que soit la situation. Mais qu’en est il des faux enseignants? Le passage de Matthieu 18, ci-dessus, dit que si mon frère « pèche contre moi » alors je devrai aller le voir en privé à ce sujet- puis avec un ou deux témoins – et ensuite voir l’église entière s’il ne se repent pas. C’est un processus très important pour résoudre les questions où un frère a péché contre moi, personnellement. Mais qu’en est-il quand il s’agit d’un FAUX ENSEIGNEMENT d’une nature sérieuse ? Et si cet enseignement s’étend ou commence à infecter des parties entières du corps du Christ ? Est-ce encore un simple « problème privé »?

Ma lecture est que dans le Nouveau Testament nous ne voyons JAMAIS Jésus ou les apôtres traiter un faux enseignement selon la méthode de Matthieu 18. Nous les voyons réprimander et corriger publiquement – essayant d’arrêter « le cancer » avant qu’il ne s’étende davantage. C’est une loi d’AMOUR envers le corps. Il s’agit d’arrêter les dégâts avant que cela ne nuise à trop de précieuses brebis. Le faux enseignement et les faux prophètes ne sont jamais traités gentiment ou avec douceur dans le Nouveau Testament! (Ceci dit, je ne souhaite pas aujourd’hui « des chasseurs d’hérésies » qui, je le crois, voient souvent les choses avec une partialité totale. Mais je pose juste ici quelques directives bibliques.)

C’est vraiment une question importante dans ces Derniers Jours, quand on nous dit que des faux prophètes et des faux enseignants « abonderont » et que la tromperie deviendra si importante que « si c’était possible elle tromperait les élus eux mêmes ». Il est vital que nous prenions conscience de ce qui est en jeu ici. Les faux enseignants et les faux prophètes dans les Actes étaient réprimandés sans ménagements, Paul a même « donné des noms » dans certaines de ses lettres aux églises. En vérité nous ne pouvons pas continuer à prétendre que c’est une situation relevant de Matthieu 18. Il est certain que c’est plus sérieux que cela – et exige une réponse plus radicale.

Bien sûr, nous devons toujours « dire la vérité avec amour » – et avoir plus que tout, le souci de protéger les précieuses brebis de Christ. Mais ce qui est sûr, c’est que nous devons prendre la parole si nous voyons un vrai danger pour le Corps.

Dieu vous bénisse tous !!

Andrew Strom.

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